Les jardins de la Cassine toujours menacés de disparition

Le 22 juillet dernier, M. Louis Besson, président de Chambéry métropole a annoncé, au détour du conseil municipal de Chambéry, son intention de mettre à disposition des chambériens un terrain de 4 000 m2 afin de développer l’activité des jardins collectifs. Jardinons La Ville 73 se félicite de cette préoccupation à augmenter la surface de terre disponible à l’agriculture urbaine pour laquelle la demande sociale est croissante et dont l’enjeu socio-économique est majeur en ces temps de crise.

« Nous prenons bonne note de cette initiative qui va permettre à de nouvelles personnes de se nourrir de façon équilibrée, mais aussi de créer du lien social, interculturel et intergénérationnel », précise Laurent.

Cette annonce intervient après plusieurs échanges entre Jardinons La Ville et M. Louis Besson que l’association rend aujourd’hui public sur son site internet. Cultivé depuis de nombreuses décennies par plusieurs générations de chambériens, les Jardins communautaires de la Cassine représentent un hectare de terre agricole urbaine, à forte valeur patrimoniale et paysagère. Ils ne doivent être ni supprimés ni remplacés, mais protégés du fait de l’urbanisation amenée à devenir croissante dans ce secteur de la ville en mutation avec le projet depôle multimodale autour de la gare SNCF. Ce fragile équilibre nécessite donc aujourd’hui une sanctuarisation de ces jardins.

« Il faut mettre rapidement cet espace à l’abri de l’urbanisation, afin de valoriser ces terres agricoles urbaines et protéger leur valeur plutôt que de les dévaluer par la spéculation financière des promoteurs immobiliers, d’autant plus qu’elle assure aujourd’hui la production alimentaire de nombreux foyers », explique Andréa.

En seulement quelques mois, plus de 400 personnes ont déjà adhéré, dans ce but, à l’association. Aujourd’hui, l’association Jardinons La Ville 73 est prête à s’engager au côté des autorités publiques afin de transformer ce site remarquable en un espace public verdoyant, source d’équilibre social, facteur de vie locale. « Ces jardins collectifs sont un modèle, encore discret, d’une nouvelle appropriation du territoire, celle d’une gestion concrète et concertée entre élus, experts et populations locales », précise ainsi le Ministère du développement durable. Plutôt que de rester ancré dans des logiques urbanistiques coûteuses, Chambéry a les moyens de devenir une ville phare en ce domaine, assurant ainsi son statut de capital des Alpes et son attractivité au-delà du territoire. Les jardins communautaires de la Cassine n’attendent que cela.