LA POLLUTION : UNE AUBAINE POUR LA DESTRUCTION

L’an dernier, une étude de sol commanditée par la ville de Chambéry montrait que les terres contenaient des métaux lourds sans préciser les conséquences sur les cultures (voir en l’affichage installé sur les jardins l’an passé). Depuis, Jardinons La Ville à échangé avec Chambéry métropole, qui fait aujourd’hui miroiter à l’association et aux jardiniers de la Cassine une dépollution des terres, avec déménagement des jardiniers à Lémenc.

Le déménagement à Lemenc ?
Ce point est ridicule. Premièrement, car les terres de Lemenc représentent 38 jardins sur 4000m2 : cela ne remplacera pas les 10000m2 de la Cassine. Deuxièmement, nous ne nous résignons par à une compensation des terres : ce qui est détruit ici ne peut être recréée de toute pièce ailleurs. Troisièmement, les futurs jardins de Lemenc sont proposés aux seuls jardiniers anciennement « conventionnés » avec l’agglomération : quid de tous les autres qui représentent la majorité des jardins de la Cassine ?

La dépollution des terres ?
Cette proposition ne nous satisfait pas. Pour remédier à cette pollution, nous avons proposé d’étudier des démarches alternatives au déménagement des jardiniers : comme à Aubervilliers (http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Environnement-et-sante/Sols-pollues-et-sante/Etudes-locales-sur-des-sols-pollues/Etude-sur-l-autoconsommation-des-usagers-des-jardins-familiaux-du-Fort-d-Aubervilliers-93), il est possible d’engager une action concertée en associant les usager-e-s. Mais cela n’est pas à l’ordre du jour de Chambéry métropole et nous le regrettons.

Déménagement = destruction
Ne soyons pas naïfs : sous couvert de dépollution, c’est bien la fin de l’activité de jardinage des terres qui est orchestrée par Chambéry métropole. Il est effectivement probable que l’agglomération mette en œuvre un procédé de dépollution. Mais une fois ce procédé terminé, les jardins seront alors libre de toute occupation : quelle assurance avons-nous que le retour du jardinage sera possible ? Aucune. Mobilisons nous. Occupons les jardins de la Cassine.